PEB dans une annonce vidéo : ce qu'il faut afficher et dire
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Dans une vidéo immobilière, le PEB n'est pas une option décorative. La vidéo est une publicité au même titre que votre annonce Immoweb, donc les informations énergétiques exigées par votre Région doivent y figurer : au minimum la classe énergétique, et selon la Région la consommation spécifique, les émissions de CO2 ou le code unique du certificat. Elles doivent être lisibles, présentes assez longtemps à l'écran et cohérentes avec le certificat.
Concrètement, pensez à trois couches : un encart PEB/EPC bien visible dans la vidéo, une mention orale (utile pour l'accessibilité et pour qui regarde sans le son coupé), et une reprise des mêmes données dans la légende du post. Voici comment vous y prendre, Région par Région, sans transformer votre Reel en notice technique.
Pourquoi la vidéo est soumise aux mêmes règles que l'annonce
Les trois Régions imposent la mention de la performance énergétique dans la publicité pour une vente ou une location. Les textes visent la publicité au sens large : annonce sur un portail, panneau, journal, et donc aussi une vidéo publiée sur Facebook, Instagram, TikTok ou intégrée à votre annonce Immoweb.
Le raisonnement est simple : si votre vidéo donne envie de visiter le bien, c'est une publicité. Le fait qu'elle dure trente secondes et soit tournée à la verticale ne change rien. Pour le cadre général (qui doit afficher quoi, quand le certificat est requis, qui contrôle), nous avons détaillé le sujet dans notre guide de la mention PEB obligatoire en publicité immobilière.
Un rappel de prudence : ce qui suit est une synthèse pratique, pas un avis juridique. Les exigences évoluent et les détails (taille, forme exacte, cas particuliers) se vérifient sur les sites officiels : Energie Wallonie / SPW Énergie, Bruxelles Environnement et le Vlaams Energie- en Klimaatagentschap (VEKA) pour la Flandre.
Ce qu'il faut afficher selon la Région
Le piège classique des agences actives sur plusieurs Régions, c'est d'appliquer partout le même encart. Or les données demandées ne sont pas identiques.
| Région | Éléments généralement exigés dans la publicité | Où vérifier |
|---|---|---|
| Wallonie | Classe énergétique, consommation spécifique d'énergie primaire (kWh/m².an), consommation totale d'énergie primaire (kWh/an) | Site Energie Wallonie |
| Bruxelles | Classe PEB, consommation spécifique d'énergie primaire (kWh/m².an), émissions annuelles de CO2 | Site de Bruxelles Environnement |
| Flandre | Score EPC (kWh/m².jaar), label énergétique, code unique du certificat | Site du VEKA |
Ce tableau sert de pense-bête : reprenez toujours les valeurs exactes du certificat, et contrôlez la liste officielle de votre Région avant de fixer votre modèle d'encart.
Wallonie
La classe (de A++ à G) est l'élément que l'acheteur retient, mais elle ne suffit pas seule. Prévoyez un encart qui accueille la classe, la consommation spécifique et la consommation totale, avec les unités. Un « PEB C » tout seul en coin d'image ne remplit pas le rôle.
Bruxelles
À Bruxelles, les émissions de CO2 s'ajoutent à la classe et à la consommation. Si vous travaillez à la fois à Uccle et à Waterloo, vous avez donc besoin de deux gabarits distincts.
Flandre
En Flandre, on parle d'EPC, et le score chiffré compte autant que le label. Le code unique du certificat est à prévoir. Pour vos vidéos en néerlandais, l'article EPC-score in een video tonen détaille la formulation flamande.
Comment l'afficher correctement dans la vidéo
Avoir les bonnes données ne suffit pas : encore faut-il qu'on puisse les lire. Une mention noyée en corps 8 pendant une demi-seconde respecte peut-être la lettre de la règle, certainement pas son esprit.
Le bon moment et la bonne durée
Deux approches fonctionnent :
- Encart permanent : un petit bandeau PEB/EPC visible pendant toute la vidéo, en bas ou en haut de l'écran. C'est la solution la plus sûre, car quiconque coupe la vidéo après cinq secondes l'a vu.
- Écran dédié : un plan de quelques secondes, idéalement au moment où l'on parle des caractéristiques (surface, chambres, prix), avec les données en grand. Laissez-le assez longtemps pour qu'on puisse le lire sans mettre sur pause.
Le mieux reste de combiner les deux : un bandeau discret en continu et un plan dédié dans la séquence des chiffres clés.
Lisibilité sur mobile
Vos vidéos sont regardées sur un téléphone, souvent en vertical. Quelques réflexes :
- placez l'encart hors des zones couvertes par l'interface d'Instagram ou de TikTok (boutons à droite, légende en bas) ;
- utilisez un fond contrasté derrière le texte, jamais du blanc sur une photo de cuisine blanche ;
- reprenez le code couleur officiel de la classe si vous affichez une échelle, sans l'adapter à votre charte ;
- n'arrondissez pas les valeurs : 287 kWh/m².an reste 287, pas « environ 290 ».
La mention orale
Rien n'oblige généralement à prononcer le PEB, mais c'est une bonne pratique. Une phrase suffit : « Certificat PEB : classe D, 312 kWh par mètre carré et par an. » Elle renforce la transparence, sert les personnes malvoyantes et rassure les acheteurs qui comparent. Si vous ajoutez des sous-titres, la phrase y apparaît aussi, ce qui double la visibilité.
La légende du post
Sur Facebook ou Instagram, recopiez les mêmes données PEB/EPC dans la légende, idéalement dans les premières lignes avec le prix et la localisation. Si quelqu'un partage votre vidéo ou en fait une capture, l'information suit.
Les erreurs fréquentes à éviter
Ce sont rarement des fautes de mauvaise foi. Ce sont des oublis de montage, tard le soir, entre deux visites.
- Afficher seulement la classe alors que la Région demande aussi la consommation ou les émissions.
- Recycler le gabarit d'une autre Région : un encart bruxellois sur un bien à Namur, ou l'inverse.
- Oublier la version néerlandaise : vous traduisez la voix et les sous-titres, mais l'encart reste en français, ou mentionne « PEB » sur un bien flamand.
- Couper l'encart au recadrage : la vidéo horizontale passe en vertical et le bandeau PEB sort du cadre.
- Mettre en avant un PEB flatteur qui n'est pas le bon : certificat d'un autre lot dans le même immeuble, ancien certificat remplacé.
- Laisser une contradiction entre la vidéo, la légende et l'annonce Immoweb. Un acheteur attentif le verra, un contrôleur aussi.
Un mot sur l'aménagement virtuel : si vous meublez numériquement un salon vide, signalez-le clairement à l'écran (par exemple « proposition d'aménagement virtuel »). Ce n'est pas le PEB, mais c'est la même logique de publicité non trompeuse, et les deux mentions cohabitent très bien.
Checklist avant de publier
Gardez cette liste à côté de votre logiciel de montage, ou mieux, imprimez-la.
- Le certificat PEB/EPC du bien est disponible et valide.
- Les valeurs affichées correspondent exactement au certificat (classe, chiffres, unités).
- Les éléments exigés par la Région du bien sont tous présents.
- L'encart est lisible sur un téléphone, avec un contraste suffisant.
- Il n'est masqué ni par l'interface du réseau social ni par les sous-titres.
- Il reste dans le cadre en vertical comme en horizontal.
- La mention est prononcée ou sous-titrée, si vous avez choisi de la dire.
- La légende du post reprend les mêmes données.
- La version néerlandaise parle d'EPC, avec les bonnes données et le bon vocabulaire.
- Tout aménagement virtuel est signalé à l'écran.
Si vous démarrez tout juste avec la vidéo, notre guide pour réussir une vidéo d'annonce immobilière en Belgique couvre le reste : durée, ordre des pièces, appel à l'action.
Scénario concret : une maison à Liège, une autre à Gand
Prenons une agence avec deux mandats la même semaine. À Liège, une maison mitoyenne classée E. À Gand, un appartement avec un bon score EPC.
Pour Liège, l'agent prépare un bandeau en français avec la classe E, la consommation spécifique et la consommation totale, un plan dédié pendant les chiffres clés, et une phrase dite à voix haute. La légende Facebook reprend les trois données.
Pour Gand, la vidéo est en néerlandais : l'encart parle d'EPC, affiche le score, le label et le code unique, et la voix off est réécrite pour un public flamand plutôt que traduite mot à mot. S'il publie aussi une version française pour des acheteurs bruxellois, il garde les données flamandes, puisque c'est la Région du bien qui compte.
Tout cela est faisable soi-même. Mais entre le tournage, le montage, les sous-titres, deux gabarits d'encart et une version néerlandaise, on parle facilement d'une demi-journée par bien. Et encore, à condition d'accepter de se filmer, ce qui n'est pas la passion de tout le monde. Si c'est votre cas, nous avons rassemblé les méthodes pour faire une vidéo immobilière sans se filmer.
La solution la plus simple : laisser Livia le faire à votre place
Plutôt que de gérer vous-même encarts, unités et versions linguistiques, vous pouvez confier toute la vidéo à Livia. Le principe tient en trois étapes : vous collez le lien de votre annonce Immoweb, vous relisez le script, vous publiez.
Livia lit automatiquement les photos, la surface, le prix, le nombre de chambres et les données PEB/EPC de l'annonce. Les photos sont reconnues pièce par pièce, un script est rédigé, et vous le validez avant le rendu. Concrètement, vous n'avez plus à :
- passer devant la caméra : la vidéo est présentée par un présentateur du catalogue, ou par votre propre visage et votre voix clonée, sans tournage ;
- filmer ni monter : la vidéo est construite à partir de vos photos d'annonce ;
- ajouter les sous-titres : ils sont incrustés d'office ;
- fabriquer l'encart PEB/EPC : la mention est affichée à l'écran et prononcée dans la vidéo ;
- rédiger la légende : elle est fournie, prête à coller sur Facebook ou Instagram ;
- réécrire une version néerlandaise : elle est réécrite, pas simplement traduite, avec une voix flamande ;
- recadrer : le format vertical est prévu pour les réseaux, l'horizontal est disponible en option.
Pour les pièces vides, l'aménagement virtuel est toujours signalé comme « proposition d'aménagement virtuel ». Vous gardez donc la main sur le contenu, et la conformité ne repose plus sur votre vigilance à 23 h. Pour voir comment tout cela s'adapte aux spécificités belges, jetez un œil à la vidéo pensée pour le marché belge.
Essayez sur votre prochain mandat
Le plus simple pour juger, c'est de tester sur un bien réel. Livia vous offre deux vidéos à l'inscription, sans carte bancaire et sans engagement : essayez Livia gratuitement avec le lien d'une de vos annonces Immoweb et comparez avec ce que vous publiez aujourd'hui.
Une question sur l'affichage du PEB, la version néerlandaise ou l'utilisation dans une agence à plusieurs bureaux ? Passez par livia.video, nous vous répondons volontiers.
Questions fréquentes
Faut-il afficher le PEB dans une vidéo publiée sur Facebook ou Instagram ?
Oui, dès que la vidéo fait la promotion d'un bien à vendre ou à louer, elle est considérée comme une publicité et les mentions énergétiques exigées par la Région s'appliquent. Le support (réseau social, portail, site d'agence) ne change pas cette logique. Vérifiez la liste exacte des éléments sur le site officiel de votre Région.
Est-ce que la classe PEB seule suffit dans une vidéo ?
En général, non. Selon la Région, il faut aussi la consommation spécifique d'énergie primaire, la consommation totale, les émissions de CO2 ou, en Flandre, le score EPC et le code unique du certificat. Reprenez les valeurs exactes du certificat et contrôlez les exigences auprès d'Energie Wallonie, de Bruxelles Environnement ou du VEKA.
Que faire si le certificat PEB n'est pas encore disponible ?
Attendez de l'avoir avant de publier la vidéo, car la publicité doit en principe reprendre les données du certificat. Publier sans ces informations expose à une non-conformité et oblige ensuite à refaire la vidéo. Profitez de ce délai pour préparer le script et les visuels.
Pour un bien situé en Flandre, faut-il parler de PEB ou d'EPC dans la vidéo ?
Pour un bien flamand, on utilise les données et la terminologie EPC, même si la vidéo est en français. Dans la version néerlandaise, parlez d'EPC, du score et du label, avec un vocabulaire flamand. C'est toujours la Région où se situe le bien qui détermine les règles applicables.